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Bonjour le monde ! Sur ce blog je poste des critiques des livres que je lis. j'ai un faible pour la fantasy, les romans YA, la science-fictions... et tout en fait. J'adore lire toutes sortes de trucs. Je serais heureuse de partager tout ça avec des gens ^^

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Elle s'appelait Sarah

Dans les années 2000, Julia Jarmond s'apprête à emmenager dans un nouvel appartement à Paris quand son patron lui confie la tache d'écrire un article sur le Vel d'Hiv. Elle découvre peu à peu que l'histoire de sa belle famille est étroitement lié à celle de Sarh Stavisky, petite fille juive durant la Seconde Guerre Mondiale.

Quel était le but de l'auteur en écrivant ce livre ? (une question que l'on se pose trop peu souvent...)

Nous faire pleurer ? Oui, l'histoire et le destin de la petite Sarah, juive pendant la seconde Guerre Mondiale, est une tragédie partagée probablement par beaucoup d'enfants à cette époque. Tatiana de Rosnay fait appel à l'empathie et aux sentiments du lecteur en décrivant les ressentis de cette petite fille.

Nous faire prendre conscience des horreurs de la guerre et de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs ? Je ne crois pas et je n'ai pas beaucoup apprécié ce coté moralisateur présent dans le roman.

Si les malheurs et l'injustice qui touchent Sarah nous font pleurer, ils n'apportent rien qu'on ne sache déjà sur la seconde Guerre mondiale. Le registre tragique/pathétique, qui imprègnent chaque chapitre qui lui est consacré m'a semblé un peu lourd, et sa portée très pessimiste (elle ne guérira jamais des blessures de son âme) m'ont donné l'impression de vouloir faire culpabiliser le lecteur, le mettre en face de l'affreuse réalité de cette guerre. Or doit-on se sentir coupable du comportement de nos ancêtre ? de même, doit-on souffrir des tragédies de nos prédécesseurs ? C'est une des questions que pose ce livre à travers le personnage de Julia, un peu lourdement de mon point de vue. Le personnage de Julia ne m'a d'ailleurs pas vraiment attiré. Il parait moins abouti, comme si il n'était qu'un prétexte pour révéler l'histoire de Sarah. Son évolution au cours de l'histoire n'est pas claire, ne semble pas avoir vraiment de sens. Si certaines choses se justifient par ses découvertes sur le Vel d'Hiv, elles n'expliquent pas par exemple pourquoi, ou comment, elle cesse d'être amoureuse de son mari.

En conclusion, j'ai trouvé ce livre généralement un peu lourd sur le coté pathétique, dans l'histoire de Sarah (bien que ce soit un peu inévitable dans ce contexte) comme dans celle de Julia. Il soulève cependant des question intéressantes sur le devoir de mémoire. Je ne reviens pas sur le contexte de la seconde Guerre Mondiale : ce sont finalement des clichés vus et revus (la méchante collabos, les gentils Justes, le policier qui se repens...)

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